L'Europe face à une vague de pauvreté et d'exclusion sociale

Feb 11, 2013
Europe

[[[img src="center" alt="jpg/120millions.jpg" align="" ]] Pour être considérée comme menacé de pauvreté en Europe, une personne doit avoir revenu inférieur à 60% du revenu médian, être en situation de privation matérielle sévère ou appartenir à un ménage à très faible intensité de travail. En 2011, 16,9% des Européens tombaient dans la première catégorie, 8,8% dans la deuxième et 10,0% dans la dernière. Le taux masque des situations très différentes d'un pays de l'Union européenne à l'autre: si en Bulgarie, près d'une personne sur deux (49%) répond aux critères de précarité retenus par l'UE, la proportion est nettement plus faible en République tchèque (15%), en Suède (16%), aux Pays-Bas (16%) et au Luxembourg (17%). Avec un taux de 21,0% équivalent à 2,3 millions de personnes, la Belgique présentait en 2011 un taux de risque de pauvreté inférieur à la moyenne de l'UE, en hausse de 0,2 point sur un an. Mais dans presque tous les pays, le risque de pauvreté a considérablement augmenté entre 2010 et 2011. Les objectifs sociaux européens semblent payer le lourd tribut à la crise économique. En adoptant ses cinq objectifs prioritaires à l'horizon 2020, l'UE s'est fixé pour objectif de réduire le taux de pauvreté de 25%, soit de tirer 20 millions de personnes de la précarité.